Rénovation ?

lundi 27 mars 2017, par JMB


Ce qui se passe sur le championnat du monde X Trial, malgré la résistance exceptionnelle d’Adam RAGA, qui ne termine qu’à un petit point de Toni BOU à Marseille, appelle quand même à quelques réflexions.


En avant propos, il est important de signaler que ces mots ne sont absolument pas des critiques à l’égard de Toni BOU, qui est un champion exceptionnel, mais davantage des réflexions destinées à faire évoluer notre sport.


La domination de Toni BOU depuis 10 ans sur le tria mondial, si, certes, cela appelle au plus grand respect et à une admiration sans limite à l’immense talent du pilote HONDA, d’un autre côté cela ne contribue pas, d’une part, à l’émergence des nouveaux pilotes et, d’autre part, au suspens nécessaire à toute discipline sportive pour maintenir ses adeptes en haleine, d’un bout à l’autre d’une saison sportive.


L’émergence des pilotes, nouveaux, ou pour permettre à ceux qui participent aux championnats, d’évoluer dans la hiérarchie, nous l’avons déjà traité il y a quelques jours, mais il est cependant bon de rappeler que ce n’est pas en les laissant à la maison, pendant que les "cadors" se confrontent entre eux sur les indoors, que les plus jeunes pourront avancer et acquérir de l’expérience. La participation au championnat du monde X Trial de tous les pilotes ayant fait le mondial outdoor en catégorie Trial GP, nous semble une condition sine qua non à une meilleure évolution de notre sport.


Le second volet touche au suspens et là, il faut être franc, malgré la très belle humilité de Toni BOU qui, dans ses interviews, ne cesse de répéter que rien n’est gagné d’avance, eh bien, force est de constater que faute de suspens on commence vraiment à s’ennuyer dans ces championnats du monde sans adrénaline.


L’ennui est facteur de désintéressement et de désertion, aussi il est grand temps d’agir.


Peut-être faudrait-il imaginer un système de handicaps, comme on le voit dans les courses hippiques, avec, par exemple, un hadicap de poids sur la moto, ou l’ouverture des zones par le vainqueur de la dernière épreuve (ou le leader du championnat), un peu comme cela se passe en championnat du monde des rallyes, où le leader ouvre les spéciales.


Bref, quelles que soient les solutions, il est grand temps d’y réfléchir fortement et d’agir, au risque de ne plus intéresser personne à ces championnats sans grandes saveurs, malgré la présence de pilotes très talentueux et attachants.


La rénovation du trial est véritablement nécessaire.