Trial Des Nations 2016 : la FFM communique ...

vendredi 9 septembre 2016, par JMB


Installées au cœur de la station d’Isola 2000 (06), les Équipes de France attendent, non sans une certaine impatience, le coup d’envoi de la 33ème édition du Trial des Nations. Les pilotes féminines entreront en scène dès samedi matin tandis que les garçons leur emboîteront le pas dimanche avec des objectifs non dissimulés.


Sous l’immense chapiteau de la structure France déployé au cœur de la station Alpine d’Isola 2000, l’ambiance est décontractée. Pilotes, encadrement fédéral et assistants peaufinent les derniers détails afin d’aborder cette compétition incontournable de la planète trial dans les meilleures dispositions. Si les objectifs ne sont pas les mêmes pour les deux effectifs emmenés par la Fédération Française de Motocyclisme, la motivation de chacun des pilotes est quant à elle identique. Entraîneur de l’Équipe de France Féminine, Laurent Rigaud connaît ses pilotes sur le bout des doigts pour les encadrer et les conseiller tout au long de l’année sur des stages de regroupement et diverses compétitions. Bien qu’il s’agisse de la première participation à ce Championnat du Monde par équipe pour Marine Aurières, Laurence Dugnas et Laurie Ehrhart, sans oublier Caroline Moreon (remplaçante), la confiance est de mise. Côté objectif, elles tenteront d’accrocher un top 5 voire mieux et ainsi marcher sur les traces de leurs homologues plus expérimentées lors des précédentes éditions.


Une sélection française pleine d’espoirs


Sur leur terre et devant leur public, rien n’est impossible pour cette sélection pleine d’espoirs qui a pu se familiariser ce vendredi avec les conditions de course dans le cadre de la finale du Championnat du Monde de Trial Féminin : « Le tracé qui nous attend est très accessible pour un niveau mondial, explique Laurent Rigaud. Il n’y a pas vraiment de gros obstacles. Par rapport à un Championnat de France, je trouve que c’est relativement facile. Par contre, nous sommes sur un terrain où il y a plein de petits cailloux qui peuvent pratiquement faire poser les pieds tous les 10 mètres dans chaque zone. Il va donc falloir être très vigilant. Techniquement, ce n’est pas très dur mais il va falloir vraiment se mettre dans le contexte du règlement mondial avec la règle dite du « non-stop ». Le Championnat du Monde qui se déroule aujourd’hui va leur permettre de se familiariser avec le parcours. Il est important qu’elles se fassent plaisir tout au long de cette journée. Très clairement, lorsqu’on se fait plaisir dans le pilotage, c’est là qu’on obtient les meilleures performances. En fonction des conclusions que nous tirerons de cette journée, nous ajusterons le tir pour samedi. Nous allons nous donner les moyens de rouler propre, de rouler efficace afin d’éviter de poser des pieds qui peuvent coûter très cher comme nous avons pu le vivre l’an dernier. Je ne vais pas trop leur mettre la pression. Côté concurrence, les anglaises seront redoutables. Les Espagnoles seront également de la partie avec des anciennes pilotes qui reviennent à la compétition. Cela va être compliqué de jouer dans leur cour. »


Marine Aurières (Beta) – « Je suis très heureuse de pouvoir participer au Trial des Nations, surtout que j’ai débuté dans cette discipline il y a seulement 3 ans. Le travail effectué est récompensé avec la sélection en Équipe de France. Je suis fière de représenter la France et mettrai tout en œuvre pour défendre nos couleurs. »


Laurence Dugnas (Scorpa) – « Je suis très heureuse d’avoir été sélectionnée pour participer au Trial des Nations. Faire une telle compétition, représenter la France est un honneur et un rêve qui se réalise. Je suis certaine que nous allons former une bonne équipe avec Laurie, Marine et Caroline (pilote remplaçante) et nous aurons à cœur de faire du mieux possible pour notre pays... »


 


Laurie Ehrhart (Sherco) – « Je suis ravie et je remercie la FFM pour ma sélection au Trial des Nations. C’est une belle épreuve à laquelle j’ai déjà participé en 2013 en étant remplaçante. Cette année ça sera une très bonne expérience et j’espère que tout se passera bien pour, peut-être, continuer à être sélectionnée les pro-chaines années. Nous avons une bonne équipe et nous espérons faire au mieux pour représenter la France. »


Sur le podium final lors des trois dernières éditions, il ne sera pas question d’en redescendre pour l’Équipe de France Masculine millésime 2016. En associant l’expérience d’Alexandre Ferrer et Loris Gubian à la fougue de l’étoile montante du trial français Benoit Bincaz, sans oublier Gaël Chatagno (remplaçant), c’est l’objectif que s’est fixé l’ex-champion de la discipline Benoit Dagnicourt qui officiera pour la première fois sur l’épreuve en tant qu’entraîneur : « Notre Équipe s’annonce redoutable pour plusieurs raisons, indique ce dernier. La première est que l’épreuve se déroule cette année à domicile. Nous avons donc l’avantage du terrain car nous avons fait déjà fait les championnats du Monde et de France ici. C’est un terrain sur lequel ils ont l’habitude de rouler pour se rapprocher de ce qu’ils ont chez eux à l’entraînement. Certes, cela va être technique mais nous savons à quoi nous attendre. Il y aura beaucoup d’engagement physique, un paramètre déterminant dans notre quête du podium final. Ensuite, individuellement, nos trois pilotes titulaires ont un très gros potentiel. Loris et Alexandre ont une très grosse expérience pour évoluer sur le « world pro » depuis 5 ou 6 années. Quant au jeune Benoit, il est bourré de talent. Il va tout donner pour suivre ses aînés, voire faire mieux."


Quatre équipes à la conquête de la deuxième place finale


« Côté concurrence, il n’y a pas de surprise, les Espagnols seront clairement au-dessus du lot. Ce n’est pas pour rien qu’ils dominent le circuit mondial depuis 8 ou 9 ans. Il y a également une équipe Japonaise extrêmement forte. Ils ne seront pas là pour faire de la figuration. Il faudra également se méfier des jeunes anglais et italiens qui voudront eux aussi prendre leur part du gâteau. Sans compter les Espagnols, nous serons donc quatre équipes pour nous disputer la deuxième place. Je veux qu’ils roulent sans pression même si c’est à domicile et que le Trial des Nations représente un gros enjeu pour eux. Il faut qu’ils roulent le plus libéré possible. C’est là qu’ils sont les meilleurs. C’est important qu’ils restent soudés tout au long du week-end et d’y aller crescendo pour exploser dimanche lors de la course. J’espère que le public sera nombreux à se déplacer pour nous encourager. »


Alexandre Ferrer (Sherco) - « Le Trial des Nations est une épreuve chère à mes yeux, j’aime beaucoup les courses en équipe, le fait d’être solidaire avec les autres pilotes nous rend encore plus fort. Représenter notre nation est très important pour moi. Je donnerai tout et ferai du mieux possible pour que notre équipe soit forte. Nous avons les capacités de faire second donc donnons tout ! »


Loris Gubian (Beta) - « Le Trial des Nations est toujours un événement spécial. Je pense que l’équipe a hâte de montrer de quoi elle est capable et de réaliser la meilleure performance possible. L’objectif est clair, il faudra que l’Équipe de France soit sur le podium, à minima à la seconde place comme l’an passé. Comme chaque année, nous serons dans les meilleures dispositions avec tout le staff de la fédération autour de nous tout au long de ce week-end. »


Benoît Bincaz (Scorpa) : « Je suis satisfait de pouvoir représenter la France. J’ai déjà eu l’honneur de participer au X-Trial des Nations avec Alex Ferrer. Un binôme qui a très bien fonctionné car nous avons terminé deuxième. Mais là ça sera ma première participation en outdoor. C’est une grande opportunité mais aussi une responsabilité. »


Ce soir, les pilotes entreront plus que jamais dans le vif du sujet avec la traditionnelle parade où plus de 20 nations défileront dans la station d’Isola 2000. Le compte à rebours est bel et bien lancé !