Quentin Carles : Les diamants sont éternels ...

jeudi 15 avril 2021, par JMB

Comme probablement dans de nombreux autres sports, l’histoire du trial est jalonnée de pures talents, laissés sur le bord de la route, à un moment clef de leurs toutes jeunes carrières.

C’est le cas de notre ami Quentin CARLES de CAUDEMBERG, dont le palmarès a de quoi faire saliver l’immense majorité des trialistes.

Excusez du peu : outre les titres en ligue PACA, Champion de France MT1, Champion de France Espoir, Champion de France OPEN, Champion de France S1, et ce n’est pas tout !

Champion du monde 125 en 2013, troisième du championnat du monde Junior en 2014, second du Mondial des Nations 2014 et Champion du monde Junior en 2015. 

Pas toujours éblouissant dans son pilotage, même s’il maitrise des gestes très aériens comme les pilotes de sa génération, Quentin a marqué le trial Français par une efficacité redoutable et une maitrise de lui-même dans toutes les circonstances et compétitions auxquelles il a participé.

Quentin en zones, il ne lâchait jamais rien !

Tout au long de sa trop courte carrière, il fut bien aidé (entre autre) par BETA, l’AMC GRASSE et Daniel OLIVIER, mais aussi par Adrien PRATO, car même s’il a acquis la majorité de son palmarès au guidon de l’Italienne, il a aussi roulé sur la MONTESA 4 temps.

Pour ceux qui bien connaissent sa famille, Quentin est à l’image de Christine et Philippe, ses parents, d’une gentillesse inouïe, qui ont beaucoup donné à notre sport, tant pour faire tout ce que leurs petits moyens leur permettaient durant la carrière de leur fils, mais aussi en donnant de leur temps et de leur énergie dans de nombreuses compétitions où ils ont officié comme commissaires de zones et participé à la vie de leur club.

La famille de Quentin c’est aussi son frère Nicolas, trialiste également, qui l’a coaché sur d’innombrables trials.

Aujourd’hui Nicolas et Fanny sa compagne, qui vivent dans la vallée de la Vésubie, sinistrée il y a un peu plus de six mois, luttent pour retrouver un toit bien à eux, car la maison familiale, et tous les biens et souvenirs qu’elle contenait, ont été emportés par les flots de l’habituellement paisible rivière.

Quant à Quentin, s’il a dû jeter l’éponge pour ce qui est de la compétition, il n’a pas abandonné sa passion pour le trial et roule régulièrement sur les rochers Corse, dont certains ont été les témoins du championnat du monde de trial il y a déjà quelques années.

Il vit donc sur l’Ile de Beauté avec Aurélie. Il a un travail et semble très heureux.

Alors si même à 25 ans il est loin d’être fini, il sait que ces années à ne plus s’entraîner au plus haut niveau lui coûtent une carrière qui aurait pu être bien plus étoffée, mais comme la passion est là, peut-être qu’un jour il aura les moyens de revenir au moins sur le championnat de France, pour, au moins également, se faire plaisir et nous régaler de ses beaux passages, et ce quelle que soit la catégorie dans laquelle il roulera, car les diamants sont éternels.

Toutes nos amitiés Quentin !