Trialistes, Osons la rupture ...

mardi 14 juillet 2015, par JMB

Il y a 226 (!!) ans, le peuple de France, las de la royauté, de la famine et du système, a osé se révolter pour rentrer en totale rupture avec le système existant.

Il y a quelques semaines, nous mettions en avant qu’il était peut-être nécessaire d’oser la rupture avec ce qu’est le trial aujourd’hui, afin de le relancer et le faire revivre.

En cette fête du 14 Juillet, symbole ô combien important de la rupture avec la royauté, voici une journée idéale pour parler de ce que pourrait être la rupture de notre sport.

Ce ne sont que des idées qu’il faudrait bien entendu peaufiner, mais pourraient servir de base à la révolution culturelle du trial.

1. Sacrifier le prix de la licence.

Comme c’est le cas en Italie par exemple, baisser de façon drastique le coût de la licence à 30 €.

2. Limiter le nombre de trials de ligue.

Si proposer sur un championnat de ligue 8, 10 et voir davantage de trials comptant pour la championnat de ligue peut sembler intéressant, force est de constater que, dans la majorité des ligues, il y a les trials qui font le plein et ceux qui ne le font pas.

Le but serait d’organiser un roulement sur 3 ou 4 ans, afin que de nombreux clubs puissent organiser une épreuve pendant cette période avec une possible mutualisation des moyens et une implication des autres club à organiser la présence de ses pilotes sur les épreuves.

Le but : que chaque trial fasse le plein et que le club s’y retrouve.

3. Supprimer le championnat de France.

Faire le championnat de France représente un gros budget et dans un contexte économique toujours tendu, l’absence de moyens est l’une des raisons majeures à la défection constatée.

Il y aurait toujours des titres de champions de France, mais non plus sur un championnat tel qu’il est, mais sur une épreuve en fin de saison, à l’image de ce qui se passe en équitation (CSO) depuis plus de 40 ans ! ... et qui fonctionne merveilleusement bien !

Voir point 4.

4. Les championnats de ligues qualificatifs pour la finale.

Organiser les championnats de ligues afin qu’ils se déroulent de Février à fin Septembre. Puis en Octobre, un grand rassemblement unique serait organisé afin de titrer les champions de France.

Seraient qualifiés pour cette finale, tous les pilotes ayant terminé premier, second et troisième de leur catégorie en championnats de ligues DANS TOUTES DES CATEGORIES : S4, S3, S2, S1, EXPERT.

Afin de ne pas défavoriser les grosses ligues, où il est plus difficile d’être sur le podium final du fait du nombre et aussi de la qualité des participants, une règle de proportionnalité serait mise en oeuvre pour que ces ligues voient davantage de leurs pilotes qualifiés pour la finale.

Exemple : 1 qualifié de plus (le quatrième, puis le cinquième etc.) par tranche de 10 ou 15 pilotes ayant participé à la totalité du championnat de ligue dans la catégorie.

5. Privilégier la qualité à la quantité.

Il y a de nombreux jeunes qui font parti du collectif Espoir. Force est de constater que beaucoup d’entre eux sont encadrés par la FFM depuis de nombreuses (très) années, mais sans que pour autant ils ne progressent ni ne participent à des épreuves internationales.

Il faudrait donc exclure ceux qui n’avancent pas pour laisser rentrer d’autres, plus jeunes, meilleurs, plus motivés et favoriser la qualité de l’enseignement.

6. Elargir les spectre de formateurs.

Bon, je le dis tout de suite, les formateurs qui encadrent les jeunes Français sont très pédagogues et très qualifiés pour ce qu’ils font, donc je ne remets pas du tout en cause leurs compétences et enthousiasme.

Que se passe-t-il dans de nombreux sports ? Il y a une rotation importante des formateurs afin d’ouvrir davantage les sportifs vers d’autres techniques, voies, approche de leur sport.

Il faudrait donc faire appel à un formateur nouveau sur chaque cession de formation et surtout ne pas hésiter à aller, régulièrement, en chercher au-delà de nos frontières.

Qui mieux qu’un Britannique peut aider à mieux appréhender le trial dans le gras ? par exemple ...

7. Révolutionner la commission trial.

Tout d’abord en terminer avec ce mode obscure, éminemment politique "d’élection" (pour ne pas dire nomination) et supprimer purement et simplement la commission trial telle qu’elle est.

Pourquoi ?

Parce que force est de constater l’échec total du fonctionnement actuel car notre sport n’a fait que régresser en 20 ans.

Il faudrait remplacer cette commission pas une mini assemblée où tous les acteurs de notre sport seraient représentés.

La FFM bien entendu, les pilotes (un représentant au moins pour chacun des niveaux, car les attentes d’un S4 ne sont pas celles d’un Expert), les commissaires, les clubs, les ligues, les professionnels du trial.

Nul besoin de réunir physiquement, à fort coût, cette assemblée qui pourrait se réunir par visio conférence afin de voter les avancées nécessaires.

De petits groupes organisés par thématiques, comme l’a initié Philippe YVERNAULT avec AGIR POUR LE TRIAL, travailleraient ensemble sur des sujets précis : règlement, communication, compétition etc.

8. Créer un véritable team équipe de France.

A l’instar de ce que fait Daniel OLIVIER et l’AMC GRASSE (avec les résultats fantastiques constatés depuis des années) il faudrait créer un véritable team France au sein duquel les pilotes verraient tous les déplacements, les frais de logement et de nourriture pris en charge par le team.

Ceux qui bénéficieraient de l’intégration au team France, auraient à remplir plusieurs obligations (devoirs) sous peine d’éviction : présence sur les championnats, professionnalisme (par exemple on ne monte plus sur un podium en claquettes, la casquette de travers et la chemise ouverte sur un torse musclé), image, communication et RESULTATS sportifs.

9. Communication.

En finir avec la communication ringarde du trial actuel et la remplacer par une communication moderne, à l’image de ce que la FFM a su mettre en place (certes en s’appuyant sur un très grand professionnel) sur le championnat de France d’enduro.

Investir quelques milliers d’Euros (4000 à 5000) auprès d’une agence de presse sérieuse et dynamique (j’en connais une qui a toutes ces qualités) afin de réellement communiquer sur notre sport, ses acteurs (clubs, bénévoles) et ses pilotes.

En finalité que le trial et ses acteurs soient au centre des préoccupations et des actions et non pas le fédération qui se doit d’être fédératrice et ouverte.

Vive le trial ...